Heavy Justice – Apocalyze (2013, auto-production/ self-produced)

Heavy Justice – Apocalyze (2013, auto-production/ self-produced)

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Tous aux abris, les zombies arrivent! Evidemment, cette phrase d’introduction est d’une facilité déconcertante, mais elle permet pourtant de définir littéralement l’entrée en matière de ce premier album des Américains de Heavy Justice; afin de renforcer la couverture du disque, les premières secondes de Apocalyze nous laissent entendre cris de morts-vivants et sirènes d’alarme, afin de nous préparer à la débauche heavy metal qui s’annonce. Et le groupe s’en sort plutôt bien.

Alors que les premières mesures de Apocalyze et Iron Hand laissent craindre un LP uniquement ancré dans la tradition heavy déjà existante, on ne peut que se sentir intrigué, sentant qu’il y a plus dans ces mélodies, un je ne sais quoi qui attire notre attention. Et, effectivement, les riffs carnassiers unis à des batteries en évolution continue mettent l’auditeur à l’aise, flirtant avec le power metal sur certains titres (Acts Of Savior, Fear Of All) et introduisant au piano ou à la guitare acoustique des ballades beaucoup moins innocentes qu’elles n’y paraissent (When We Were Gods, le superbe I’m Home). Les soli sont étirés et maîtrisés, ajoutant une touche purement instrumentale étonnante dans ce genre de musique mais rajoutant au sentiment de perfection de l’ensemble. Le quatuor ose même une incursion dans la fusion (GoldDigger) surprenante mais réellement bienvenue.

Le point culminant réside dans les vocaux de Neil Moutrey (souvent renforcés par ceux du guitariste Greg Mullen); parfois criés, parfois clairs, ils se posent parfaitement quand il le faut et où cela est nécessaire, se mariant impeccablement aux instrumentaux et leur donnant une couleur bien particulière. L’amplitude du chanteur (démontrée grâce à son duo avec un chant féminin dans When We Were Gods), ainsi que cette capacité à s’engouffrer dans les brèches laissées par les musiciens font de Heavy Justice un groupe à part, parfaitement symbiotique et complémentaire. Les neuf titres ici présentés sont posés, intelligemment construits, puissants et emplis de détails révélés au fur et à mesure des écoutes (on en conseillera au moins trois pour avoir une idée précise de la valeur du disque). Epique et versatile, Apocalyze, comme cela est voulu par ses créateurs, écrit une nouvelle page du heavy metal en le valorisant par des idées d’arrangements aboutissant à une oeuvre particulière, mélange de nostalgie et d’anticipation; un voyage dans le temps, dans le passé et dans l’avenir, en quelque sorte.

Lumineux et pesant, Apocalyze est autant suprenant que subrepticement captivant. Pourvu qu’il ne faille pas attendre trop longtemps pour un nouvel album…

Raphaël DUPREZ

http://www.heavyjustice.com/

http://heavyjustice.bandcamp.com/

Zombie alert! Well, OK, such an intro for a review is quite simple. But, obviously, it is the most perfect preamble to US band Heavy Justice’s first LP: as for reinforcing the album cover, one is about to hear living-dead screams and a deafening alarm, in order to get us prepared for a heavy metal apocalypse. And, one has to admit, the crew members are quite successful here.

While the first tones of Apocalyze and Iron Hand are letting us fear another traditional heavy metal album, one also feels intrigued, noticing that there is something more, a particular hidden musical secret in spite of appearances, a hypnotizing mood in each melody. Thus, carnal guitar riffs and perpetually evolving drums put each listener at ease and catches him/ her, sometimes sounding like power metal (Acts Of Savior, Fear Of All) or introducing, thanks to a piano or acoustic guitar, sweet then powerful ballads (When We Were Gods, I’m Home). Solos are ominous and perfectly performed, and contribute to give a surprising instrumental value which is daring in this genre, but also adding a strong impression of perfection to the whole record. The band members even allow themselves a brief but impressive moment of fusion metal (GoldDigger), proving that Heavy Justice’s music perpetually goes further on.

The album’s peak can be found in Neil Moutrey’s amazing vocals (along with guitarist Greg Mullen on some of the songs): sometimes screaming, sometimes purely singing, he intensively shines a light on all instrumentals and tracks, wonderfully matching with them and adding a specific musical colour to the music. His multiple abilities (easily proved while a female singer is softly introduced on When We Were Gods), as well as his capacity to be complementary with all tunes, tend to expose the band’s originality and its particular place in metal music. They are playing together and listening to each other, which is rare nowadays. All nine tracks of the record are cleverly composed, arranged and produced, allowing one to discover many ideas while exploring it over and over (better listen to the whole album at least 3 times in order to really dig it). Epic and versatile, Apocalyze, is a brand new page on the heavy metal eternal book, valued by everlasting discoveries then creating a unique masterpiece mixed with nostalgia and anticipation; it is like traveling back and forth in time, in a mesmerizing way.

Heavy Justice‘s first LP is heavy and enlightened, excellent and cleverly heady. Hope we won’t have to wait too long for another album, so much this one is full of promises!

Raphaël DUPREZ

http://www.heavyjustice.com/

http://heavyjustice.bandcamp.com/

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