Ektomorf – Retribution (2014, AFM Records)

Ektomorf – Retribution (2014, AFM Records)

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Une chose est certaine: en maintenant 20 ans d’existence, les Hongrois d’Ektomorf ne sont pas restés inactifs. Une flopée de EPs et 9 albums, dont ce nouveau Retribution qui, en ce début d’année, nous donne de plaisantes (si, si!) vibrations heavy et trash propres à décrasser les oreilles en bonne et due forme. Car le disque est puissant, lourd comme il faut et bien maîtrisé, ce qui promet de grands moments de colère intérieure incontrôlable.

L’auditeur est ici en terrain connu, le groupe oscillant entre plusieurs styles aisément reconnaissables. On passe ainsi du heavy-trash (You Can’t Control Me, Who The Fuck Are You) à la fusion (Escape et ses connotations très Korn) avec un petit détour par le death (Mass Ignorance), le tout valorisé par une production impeccable laissant entendre chaque partie clairement et distinctement. L’ombre de Machine Head plane aussi bien sur les guitares que sur la voix, étonnamment proche de celle de Rob Flynn, mais le quintette touche à l’expérimentation en emmenant ses compositions plus loin, comme pour Ten Plagues, Save Me ou l’excellent Souls Of Fire, petite merveille de post-metal bienvenue au coeur de l’album; sans oublier le délicat morceau final, Whisper. Se permettant également d’inclure, non pas à la fin, mais en tant que titre pivot, une reprise de I Hate You (version plus pesante que celle de Slayer sur Undisputed Attitude, elle-même déjà usurpée à l’entité punk Verbal Abuse) surprenante et profonde, les musiciens enfoncent un peu plus le clou, au cas où ce serait nécessaire.

Mais plus que de n’être qu’un simple groupe d’influences, Ektomorf donne le meilleur de lui-même, s’expose à fond sur le devant de la scène. Souvent taxés de neo-metal (appellation assez amusante lorsque l’on sait qu’ils existent depuis deux décennies; comme quoi, cataloguer les formations ne veut plus rien dire), les cinq membres du combo font preuve d’une envie d’exploser qui fait plaisir à voir. Remplissant haut la main leur cahier des charges, ils surpassent ainsi de nombreuses formations américaines perdues dans les méandres de chansons taillées pour la radio (et là, par contre, on peut parler de neo-metal, dans ce qu’il a de plus inintéressant). Les Hongrois reprennent le flambeau de ce genre laissé à l’abandon pour des raisons purement pécuniaires et prouvent qu’ils sont là pour nettoyer les planches souillées par la crasse dégoulinante du hard FM. Entre power chords démentiels et blasts dévastateurs, Ektomorf s’éclate et nous entraîne avec eux pour des séances de mosh pit qui promettent d’être frénétiques.

Retribution démontre que nos Européens de l’Est ne se laissent pas étouffer par d’autres groupes du même acabit qui, eux, feraient bien de revoir leur copie. Une bonne claque.

Raphaël DUPREZ

http://www.ektomorf.com/

https://www.facebook.com/EktomorfOfficial

 

Still here after 20 years, Hungary-based band Ektomorf did not, for sure, remain inactive: many EPs and no less than 9 albums, including this brand new one Retribution which, in the beginning of 2014, lets us feel good heavy and trash vibes ready to properly clean our ears. Thus, this record is an excellent mix of power, heaviness and control allowing each one of us to contain our hidden inner wrath.

Each listener is here in a well-known musical place, as the band goes through many recognizable influences. One can then listen to heavy trash (You Can’t Control Me, Who The Fuck Are You), fusion core (Korn-like tune Escape) and death tones (Mass Ignorance), as all tracks are perfectly produced and allow us to distinctly hear every instrument. Machine Head’s ominous artistic presence exists through guitars and vocals (very close to Rob Flynn’s), but the Hungarian quintet also experiments while taking their songs further on, as for Ten Plagues, Save Me, amazing post-metal melodies in Souls Of Fire or delicate guitars in Whisper. Moreover, including a cover of Verbal Abuse’s I Hate You (much more heavier than Slayer’s one on Undisputed Attitude) right in the middle of the record, they catch us violently headbanging.

More than only being a simply influenced band, all Ektomorf members give the best of their abilities and deeply expose themselves in front of the stage. Too often considered as a neo-metal entity (which is funny, knowing that they have now been existing for more than 20 years; this tends to prove that naming genres is stupid nowadays), the five-headed combo expresses a real and delightful desire to explode. Admirably performing their own creations, they show that they are easily more important than many US bands getting lost in the meanders of mainstream music (which, then, can be named as neo-metal, so much their songs are pretty useless). They take up the torch of an abandoned genre (while others are only interested in making money) and clean up the place from its disgusting hard-rock radio-graded dirt. Thanks to insane power chords and devastating drum blasts, Ektomorf is having a lot of fun and take us by the hand to move our bodies in the middle of frenzy mosh pits.

Retribution is a perfect example of the remarkable Eastern European desire to pay tribute to heavy music in its purest meaning, and a huge slap in the face of many other bands. Heads will roll.

Raphaël DUPREZ

http://www.ektomorf.com/

https://www.facebook.com/EktomorfOfficial

 

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