Cult of Fire – मृत्यु का तापसी अनुध्यान (Ascetic Meditation of Death) (2013, Iron BoneHead Productions)

Cult of Fire – मृत्यु का तापसी अनुध्यान (Ascetic Meditation of Death) (2013, Iron BoneHead Productions)

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Comment réussir à encore surprendre de nos jours grâce au black metal? En effet, ce style si décrié et particulier souffre actuellement de nombreuses répétitions et redites interprétées par des groupes soucieux de reproduire un schéma artistique semblable à celui de leurs aînés. Le salut nous arrive de République Tchèque avec ce second album de Cult of Fire; et force est de constater que le mélange des genres qui y est proposé frappe aussi fort que l’album de Sepultura, Roots, dans un autre registre.

Le groupe propose en effet, avec Ascetic Meditation of Death, un mélange inédit d’influences venant de tous horizons, mais plus particulièrement d’Inde. L’album, comme son titre original l’indique, est entièrement écrit en Sanskrit, et les premières mesures de Sambara Raktha Kali ne laissent plus aucun doute: cithare et chants traditionnels hindous cèdent leur place à un black metal de haute facture nous rappelant les grandes heures norvégiennes de ce genre à part (on pense notamment à Emperor). Alternant riffs frénétiques et moments plus heavy, Cult of Fire emplit son oeuvre de petits détails insidieux et étonnants: orgue (On The Funeral Pyre of Existence, Shava Sadhana), piano (Kali Ma) ou passages plus lourds (Burned by the Flame of Divine Love). Ces sons entremêlés font la force du disque: entre extase et ténèbres, l’auditeur passe d’une sphère à l’autre, alternativement, sans se rendre compte de ces changements subtils et étonnants.

Entre Nirvana et Enfer, les divinités posent leurs regards enflammés sur l’humain avant de reprendre leur supériorité volée. Elles demeurent en sommeil et, après plusieurs siècles, s’éveillent et montrent leur pouvoir à ceux qui doutent ou les renient. le groupe, avec ce disque remarquable et captivant, se fait ainsi le porte-parole d’entités supérieures que l’individu délaisse; Kali, déesse du Temps et de la Mort, trouve son langage annihilateur au travers d’une musique continuellement accusatrice. Elle ôte la peur des âmes des musiciens qui, par leurs chants sacrés et funèbres, donnent une voix à l’indicible et incarnent par la chair l’esprit de la Mère destructrice et créatrice. Les incantations provoquent sa venue et son avènement, témoignent de son influence sur toute la longueur de ce LP méditatif et guerrier, sublime et sans temps mort.

Cult of Fire signe l’album de black metal que l’on attendait plus depuis la fin du XXe siècle; et, comme si ce n’était déjà pas assez, amène le genre vers le divin et bouscule tout cliché. Incontournable.

http://www.cultoffire.cz

 

How can any band still be original and surprising while playing black metal music nowadays? In fact, this particular and disparaged genre is actually rotting because of non-original bands only performing the same kind of tunes they inherited from the masters of this artistic style. Right now, thanks to Czech Republic-based band Cult of Fire, it is time for salvation, so much their new album is as amazing, complex and striking as Sepultura’s LP Roots at its time (even if in a very different way).

Thanks to their new record, Ascetic Meditation of Death, the band suggests a never-heard-before mix of many different influences, but, above all, sounds from India. The whole album, as its original title tells, is a Sanskrit-written collection of tracks, and this original then cultural tour-de-force is brought to the light from the first bars of Sambara Raktha Kali, which shows what this music really is, and will be: traditional sitars and chants get valued by a magnificent black metal performance, reminding us of the genre’s best moments (one thinks, among all, of Emperor). Furious guitar riffs turn into heavy metal, as Cult of Fire fills its masterpiece with insidious and astonishing details: organs (On The Funeral Pyre of Existence, Shava Sadhana), piano (Kali Ma) or deeper tones (Burned by the Flame of Divine Love). All these intermingled sounds are what makes this LP so fascinating: between ecstasy and darkness, one goes from one sidereal sphere to the other without understanding how obsessive and mesmerizing these changes are.

From Nirvana to Hell, all deities watch humanity with a flaming glance and need to get their superiority back on Earth. Allthough they have been asleep for centuries, they now wake up and impose their power to the doubtful and pagan ones. Cult of Fire, through their remarkable and captivating album, are the ideal spokesmen of the upper entities abandoned by living and selfish individuals; and most of all, Kali, Goddess of Death and Destruction, finds a proper annihilating tongue through this accusatory music. She eradicates all fear from the band who, thanks to their sacred and funeral songs, proudly stands for what can never be told and thus incarnates the Mother’s spirit. Incantations bring her to life, prepare the fertile ground for her everlasting reign, and testify for her inner influence all along this sublime and continuous journey to the center of the black arts.

Cult of Fire‘s Ascetic Meditation of Death is the ultimate and unexpected black metal album (and more) of the 21st century. And, as if not enough, they also put it to a higher and divine level while getting rid of all the genre’s clichés. A must-have.

Raphaël DUPREZ

http://www.cultoffire.cz

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