Mega Shark vs. Mecha Shark (USA, 2014, réalisé par/ directed by Emile Edwin Smith)

Mega Shark vs. Mecha Shark (USA, 2014, réalisé par/ directed by Emile Edwin Smith)

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Il est de retour! Non, vous ne rêvez pas. Après avoir affronté une pieuvre géante (Mega Shark vs. Giant Octopus, 2009) et un crocodile préhistorique tout aussi volumineux (Mega Shark vs. Crocosaurus, 2010), le mégalodon numérique de The Asylum fait à nouveau parler de lui. Et comme d’habitude, c’est du grand art.

Tout commence à Alexandrie où des pêcheurs ramènent (sans qu’on sache trop pourquoi d’ailleurs) un iceberg dans lequel, bien entendu, dort un nouveau requin gigantesque (le précédent étant mort dans le deuxième épisode; suivez un peu!). Etrangement, la glace fond (alors que, c’est bien connu, il fait toujours froid en Egypte) et libère ainsi le prédateur, qui se promène partout sur le globe (ou plutôt écume les mers et les océans) en faisant victime sur victime. Heureusement, l’ONU, toujours soucieuse de défendre la veuve et l’orphelin, met au point une arme de défense ultra-moderne: un requin géant mécanique entièrement piloté par ordinateur, qu’un couple de scientifiques va mener au combat.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est content de revoir l’animal; il aura en effet fallu attendre quatre longues années avant de pouvoir profiter de cette nouvelle production, souvent promise mais jamais concrétisée. Et le résultat tient ses promesses: le requin attaque une plate-forme pétrolière, s’envole dans les airs (pour un clin d’oeil sympathique au premier épisode), écrase des porte-avions, mange des bateaux de pêche, le tout contribuant ainsi à augmenter le taux de chômage local (pas bien), et bien d’autres choses encore. Mais nous sommes sauvés, la technologie nous fournit l’arme absolue pour contrer la menace (toute ressemblance avec Pacifim Rim ou son équivalent fauché, Atlantic Rim, ne serait que fortuite ou involontaire). Et force est de constater qu’autant le mégalodon est plus réussi que dans les autres épisodes (même beau parfois), autant son équivalent robotique est laid au possible. Mais qu’importe, les batailles entre les deux nous fournissent encore de grands moments épiques (le final à Sydney, le Mecha Shark échappant à tout contrôle et se retournant contre les humains avant de traverser la ville… sur des chenilles!!!).

Côté acteurs, le grand retour de Debbie Gibson (la biologiste marine du premier film) est à l’image du casting; creux, plat, fournissant le minimum syndical entre stars de séries sur le retour (Christopher « Stargate SG-1 » Judge et Elisabeth « Angel » Röhm) et figurants lisant leur texte. On s’en moque, le tout est de passer encore une bonne soirée sans réfléchir, rire et profiter du carnage (dans tous les sens du terme). On parle ici de série Z, donc de ce que cela implique: ce côté totalement artisanal et pathétique mais qui fonctionne parfaitement tellement c’est attachant. Et Mega Shark vs. Mecha Shark remplit facilement son quota: entre effets spéciaux numériques approximatifs (pour rester poli) et plans au ralenti façon Michael Bay (la caméra qui tourne autour des acteurs au ralenti, style Bad Boys), tout ce qu’on doit attendre d’une production The Asylum est là. Et après le mauvais Nazis At The Center Of The Earth et le moyen Sharknado, cela fait du bien de retrouver le studio en grande forme!

Alors oui, le troisième épisode de la trilogie du requin préhistorique est très bon. A ranger dans les étagères à côté de l’excellent Ghost Shark!

Raphaël DUPREZ

It is back! No, you are not dreaming. After facing a giant octopus (Mega Shark vs. Giant Octopus, 2009) and a prehistoric crocodile (Mega Shark vs. Crocosaurus, 2010), our favourite computer-generated megalodon is brought back to life by The Asylum. And as usual, it is huge.

The story begins in Alexandria, where fishermen are bringing (still wondering why…) an iceberg in which, of course, a new gigantic shark is quietly asleep (the precedent one has died in episode 2; stay focused please!). Curiously, the ice melts (Why? Everybody knows it is always cold in Egypt); thus, the predator is unleashed, travelling through the entire globe (or, well, across the oceans), killing as many victims as it can. Lucky us though: the UN, always ready to save and defend innocent people, secretly develop a brand new and ultimate defensive weapon: a giant computer-controlled mechanical shark, which two scientists will have ready for battle.

The least one can possibly say is that one is glad to see the animal back again; the four long years waiting before watching this often promised but never happening brand new movie have been rough. And the result is quite excellent: the giant shark spends its free time attacking an oil platform, flying in the air (nice reference to the first episode guys!), destroying aircraft-carriers, eating fishing boats, the whole mess thus contributing to increase local unemployment rate (shame on you shark!), among many other things. But we are about to be safe, as futuristic technology is providing us the ultimate weapon against the threat (any resemblance with Pacifim Rim or its low-cost lookalike, Atlantic Rim, is purely coincidental). And one will certainly notice that, whereas the megalodon looks better designed than in both other episodes (even sometimes great), its robot-like equivalent is one of the ugliest CGI things ever. But hey, whatever, fights between the two monsters still provide us with great epic moments (the whole final scene in Sydney, or the out-of-control Mecha Shark turning against the human race before crossing the city… on caterpillar tracks!!!).

Actors are, well, as usual: Debbie Gibson’s comeback (five years after her leading part in the ‘vs. Mega Octopus’ one) perfectly stands for the cast’s involvement in the project; non-exciting, tired-looking and minimum-playing  well-known TV stars are in (Christopher ‘Stargate SG-1’ Judge and Elisabeth ‘Angel’ Röhm) as much as text-reading extras. But who cares? It is all about fun, having a good time in the evening, not thinking too much, laughing and admiring the massacre (in all the meanings of this particular word). It is a low-budget flick, therefore it amazingly stands for what it has to be: a totally hand-made and distressing movie providing us with all we need from it. And Mega Shark vs. Mecha Shark easily aims to it, thanks to weird and simple digital effects (to say the least) and Michael Bay-like slow motion images (camera turning around the actors, Bad Boys-style); all that one expects from a The Asylum production stands here. And after the disastrous Nazis At The Center Of The Earth and the average Sharknado, it is good to see that the studio is back for good!

Then, yes, this third episode of the prehistoric shark trilogy is quite good. And it deserves its place close to Griff Furst’s Ghost Shark!

Raphael DUPREZ

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