The Notwist – Close To The Glass (2014, City Slang Records)

The Notwist – Close To The Glass (2014, City Slang Records)

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Dire que l’on attend chaque nouvel effort du groupe allemand relève du doux euphémisme; et il a fallu patienter six longues années pour découvrir Close To The Glass, septième album de ces prodiges musicaux (en n’omettant pas, bien entendu, leur collaboration avec Themselves pour 13 + God). Cela étant, tout comme les longues heures vides entre Neon Golden et The Devil, You + Me, patienter permet de se délecter des nouvelles prouesses artistiques de The Notwist.

Comment le groupe fait-il pour surprendre à chaque nouvelle sortie? La question reste aujourd’hui sans réponse. Passée l’appréhension de se retrouver avec un sous-album (leurs deux derniers essais mettaient la barre très haut), les premiers sons de Signals rassurent; nous allons encore bel et bien être entraînés dans les tréfonds de la composition expérimentale mais tellement mélodique de ces musiciens inclassables. Passant d’arrangements electro dont seuls eux ont le secret (Run Run Run) à des titres plus rock (Kong) ou folk (Casino, Steppin’ In), le LP est à nouveau une source de découvertes nouvelles, titre après titre. Comme Radiohead ou Massive Attack, The Notwist gardent une longueur d’avance, loin devant les groupes suscités. Perfectionnistes jusqu’au bout des machines, ils parviennent à atteindre des sommets de création bouleversants et inimaginables (In Another Tune), triturant les sons jusqu’à l’extrême, poussant les possibilités jusqu’au point de rupture. Les idées les plus folles jaillissent immédiatement tout en conservant cette identité hors pair: l’album est mélodique en diable, harmonieux dans son apparent désordre.

On ne parle plus ici d’arrangements; il s’agit plutôt d’embellissement dans ce qui pourrait être un chaos sonore. Le moindre espace vide est empli de sons délicats et savamment pensés, créant une architecture sonore sans défaut, sans faille. On imagine le temps passé en studio pour parvenir à de tels extrêmes musicaux parfaits et immémoriaux. Utilisant des instruments classiques comme le piano (The Fifth Quarter Of The Globe) ou les guitares (7 Hour Drive), les créateurs de cet univers incomparable vont au-delà de  tout ce qu’il est possible d’imaginer en termes d’harmonie et d’assimilation des sons. Ils jouent avec de simples mélodies pour en faire des trésors dissimulés aux yeux de tous. Deviner ce qui passe par la tête de The Notwist est impossible, tant leur habileté à transcender leur propre style ne peut jamais être devinée. Et l’on fonce tête baissée, sans s’interroger sur les raisons d’une telle emprise.

Close To The Glass est, disons-le, génial, dans tous les sens du terme. Aussi bien fascinant qu’intelligent et profondément passionnant. Un de plus. Encore une fois.

Raphaël DUPREZ

Admitting that we all are impatiently waiting for every new album from these amazing German composers sounds like an euphemism; and, after six long years since their latest album has been out, here is, at last, The Notwist’s newest LP (except for their long-time work with Themselves as 13 + God). That being said, just like the long empty hours between Neon Golden and The Devil, You + Me have gone now, waiting is the perfect way to enjoy the band’s brand new promises.

How are The Notwist able to still create such a surprising and original music? The question remains unanswered. After, let us say, apprehending a new-but-less-interesting album (their latest LPs have been far beyond every kind of music ever heard), first sounds of Signals comfort us; we still indeed will be led to the depths of experimental but marvelously tuned compositions thanks to these  uncategorized musicians. From electro arrangings which only them are able to generate (Run Run Run) to rock (Kong) or folk music (Casino, Steppin’ In),  Close To The Glass is once again a continuous source of new discoveries. Just as bands like Radiohead or Massive Attack usually do, The Notwist are further on, and far beyond these two bands. Pushing perfection through its most extreme borders thanks to computers and machines, they manage to reach upsetting and unimaginable tops of creation (In Another Tune), changing sounds to their point of no return, pushing their abilities up to a broken thread. Insane ideas immediately strike while keeping an outstanding identity: the album is full of melody and harmony, closely, perfectly.

What about arrangins then? it is rather about melancholy and strong emotions in what could be a sounding chaos. Every empty musical space is filled with delicate sounds and cleverly composed, engineering an original and defectless architecture for each song. One can easily think of all the time the band has spent in the studio to create and mix such perfect and inforgettable harmonious extremes. Using real instruments like piano (The Fifth Quarter Of The Globe) or guitars (7 Hour Drive), The Notwist are the masters of this incomparable universe which goes far beyond all that it is possible to imagine in terms of harmony and sound appropriation. They change simple tunes into real and unseen treasures. Guessing what goes through The band’s mind is impossible, as their skill to transcend their own genre can never be analyzed. And one dives deep into these songs, not wondering about the reasons why they are so hypnotizing.

Closed To The Glass is, let us say, as brilliant and attractive as smart. Another masterpiece from the band. Once again.

Raphaël DUPREZ

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