Colossus -Lobotocracy (2014, Klonosphère)

Colossus -Lobotocracy (2014, Klonosphère)

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Deuxième album pour les Français de Colossus, pratiquement quatre ans après leur coup d’essai Fragments. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le chemin parcouru est impressionnant, tant ce nouveau disque est puissant, dévastateur et intense. Pour ceux qui se demandent encore si l’Hexagone est capable de rivaliser avec les grands noms du metal (notamment américains), Lobotocracy risque de remettre les pendules à l’heure assez facilement.

La production est claire et explosive. Chaque instrument est maîtrisé à la perfection, la voix se pose de façon exemplaire (tous les groupes du genre ne peuvent en dire autant). Et, pour parler communément, ça tabasse dur! Taxés de « deathcore » lorsque leur nom est inscrit sur les moteurs de recherche (au milieu de la bonne dizaine de groupes homonymes), les Nordistes vont beaucoup plus loin sur ce LP. Tout est là: riffs heavy (Endless Torments), death et parfois trash (Uninvited Guest), blasts percutants, solos enragés et incisifs. Ce mélange qui, exprimé de cette manière, pourrait sembler indigeste, est totalement maîtrisé par le sextuor; on frôle parfois les limites du black (The Path of Retaliation), les expérimentations guitaristiques de Napalm Death période Enemy of the Music Business (Evilution Failure) mais en dépassant les limites imposées. L’efficacité est constante et l’album prend aux tripes dès les premiers accords. Assez impressionnant pour un album de ce genre.

Pour résumer, disons que Lobotocracy frappe aussi fort que Burn My Eyes de Machine Head (même si les deux groupes ne jouent pas du tout la même musique) lors de sa sortie: inattendu autant qu’inespéré. Et le fait que cela vienne d’une formation française est encore plus gratifiant et mérite d’être mis en valeur. Comment, en effet, ne pas s’incliner devant une telle remise à plat du metal dans ses fondations les plus solides, tant le disque est palpitant (dans tous les sens du terme)? Là où d’autres ne cherchent que la facilité en applicant toujours la même recette, Colossus nous fait comprendre que oui, quatre années ont été nécessaires à la gestation de cet opus, mais le temps n’a pas été perdu. Impossible de rester de marbre devant ce qui est simplement un chef-d’oeuvre de tous les instants.

Après le disque de Descend, Wither (critique ici), la deuxième grosse claque de ce début d’année. Vivement la scène!

Raphaël DUPREZ

Here is French-based band Colossus’s second album, finally out almost four years after their first LP, Fragments. And all we can say right now is, the band has perfectly learnt and composed since 2010, considering how powerful, devastating and intense this new opus is. For those who still wonder if French bands are able to equal the great names of metal (and, for the majority of them, US ones), Lobotocracy is about to turn all counters back to zero.

The production for Lobotocracy is as clear as explosive. Each instrument is perfectly performed and audible, vocals are admirably sung and shouted (which we cannot say about all metal bands nowadays). And, even if this sounds rude, songs here kick asses! Considered as playing deathcore music when one looks for them on the Internet (among almost ten homonymous bands), the Northern-French sextet tends to push all the limits further away. And it perfectly works: blasting drums, heavy (Endless Torments), death and sometimes trash (Uninvited Guest) guitars, exctatic and incisive soli, they are all here for our listening (and, of course, guilty) pleasure. What could apparently sound like a weird and too-much mix of genres is totally under control; sometimes sounding black metal (The Path of Retaliation) or reminding us of all guitar experiments Napalm Death included in Enemy of the Music Business (Evilution Failure) frontiers between all metal sounds are destroyed and reinterpreted from a new and original point of view. Movements are everywhere, and the album captivates us right from the start. So impressive about this kind of music that it has to be valued.

If we have to sum up all reasons for admiring Lobotocracy, let us say that it is as striking and extremely important as Machine Head’s first album Burn My Eyes (even if the two bands are not playing on the same musical scenes) when it got out; unexpected and unhoped. And the fact that it is due to a French band is even more gratifying and has to be emphasized. How, indeed, is it possible to create such a masterpiece that shakes all the metal bases and changes them, as the album is incredibly exciting and fascinating? While other bands would have done another LP the same way they usually do, Colossus proves that, yes, four years were necessary to compose these 11 new songs, but they did not waste their time. It is impossible not to energically react to this everlasting and unaged masterpiece.

After Descend’s new album, Wither (review here), here is the second (well, first on the podium for now) violent punch in the face of the year. See you guys on stage!

Raphaël DUPREZ

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