Thor, Le Monde des Ténèbres (Thor, The Dark World; 2013, réalisé par/ directed by Alan Taylor)

Thor, Le Monde des Ténèbres (Thor, The Dark World; 2013, réalisé par/ directed by Alan Taylor)

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Dommage; ce second volet des aventures de l’homme au marteau aurait pu être un excellent film. Le problème étant qu’il ne le devient qu’au bout d’1h15. La déception n’en demeure que plus grande au vu des 45 dernières minutes, magnifiques et dynamiques comme jamais. Mais le film échoue dans la facilité de son scénario, ses personnages sans envergure et son désir d’en montrer toujours plus.

On ne s’arrêtera pas ici sur l’histoire, certainement écrite par les scénaristes entre deux autres projets plus importants; elle pèche par sa simplicité désarmante, ses anachronismes et contradictions, ses oublis en cours de route, et autres… Non, l’objectif d’Alan Taylor (le réalisateur) et des producteurs est tout autre: il faut en donner au public pour son argent et donc passer par une débauche totale d’effets spéciaux dans chaque plan, qui deviennent ainsi totalement indigestes. Là où le premier volet réalisé par Kenneth Branagh réussissait à installer une mythologie nouvelle dans l’univers cinématographique Marvel, privilégiant les décors en dur et la complexité des rapports entre chaque individu, Le Monde des Ténèbres est tristement et impersonnellement numérique. Ce qui nous rappelle la différence majeure entre Pitch Black (suggestif) et Les Chroniques de Riddick (démonstratif, même si ce dernier avait, au moins, une histoire à raconter). Trop d’ordinateurs tuent l’image. La preuve ici.

Les héros et personnages secondaires semblent joués par des acteurs ne faisant qu’attendre leur chèque de fin de tournage. Aucune profondeur (là où Iron Man 3 revenait intelligemment sur l’impact psychologique des événements de New York (cf. Avengers) sur Tony Stark, les références sont ici aussi brèves qu’inutiles), des scènes alarmantes de bons sentiments dégoulinants; tout est en surface, rien en profondeur. On n’avance absolument pas ici; seul le personnage de Malekith, brillamment interprété par Christopher Eccleston, sauve le jeu de scène du naufrage. Pas de chance, il porte un masque. C’est malheureusement trop peu…

Pourquoi une telle déception, cruelle et malheureuse? Simplement parce que la scène finale à Londres est l’une des meilleures jamais vues dans un film de super-héros. Mélangeant action, montage lisible, humour, scènes en parallèle ne trahissant jamais l’intrigue de ce grand moment de cinéma et effets spéciaux enfin exploités au service du métrage (les passages entre chaque univers sont splendides), elle représente à la perfection ce qu’aurait pu être le final du très mauvais Avengers, auquel elle fait référence de manière flagrante (le pont multidimensionnel tel un trou dans le ciel). Le spectateur entre enfin dans le film, pour mieux voir défiler le générique final (et sa scène cachée, motif récurrent des bandes Marvel). Un beau gâchis.

Un film à regarder pour son dernier tiers, appelons ça un échec. Donc, oui, Thor 2 en est un. Et rageant en plus.

Raphaël DUPREZ

Too bad; this second part of the adventures of the hammer-man could have become an excellent movie. The problem is, it starts being a good one after 1h15mn in the film. Thus, our disappointment is huge, considering the numerous qualities of the last splendid and raging 45 minutes. Anyway, Thor 2 is a total failure because of an empty scenario, botched characters and its makers’ wish to show more and more digital stuff, which is like throwing up instead of being good-looking.

We won’t waste time talking about the story, which certainly has been written by people more interested by a few other and more important projects than this one; disarming simplicity, anachronisms and contradictions, lost-in-the-plot facts, among other things… Not, Alan Taylor (director) and the producers’ main goal is absolutely different: the public has to get what it has been paying for, therefore, let’s show neverending digital special effects, explosions, digital special effects, fights, digital special effects, etc. It is really hard to swallow all of them in the end. While Kenneth Branagh‘s first flick succeeded in giving birth to a new mythology in Marvel’s cinematographical universe by using real sets and going deeper into the complexity of the relationship between each protagonist, The Dark World, on the opposite, is purely and simply digital. This reminds us of the huge difference between David Twohy’s movies Pitch Black (= suggestion) and The Chronicles of Riddick (= exhibition, even if this one, not like Thor 2, had a story to tell). Too many computers kill a movie. Here is the living proof.

Heroes and supporting characters are apparently played by actors who are only here to get paid at the end of their shootings. No depths of the human psyche  (while Iron Man 3 intelligently explained the psychological effects of the New York events (see Avengers) on Tony Stark’s behaviour, references here are a few and globally useless),and ugly love and drama scenes; it is all about surfacing, not going deeper. No character is important or has a true reason to exist here; except for Malekith, perfectly played by Christopher Eccleston, who kind of saves the boat from sinking. Too bad he is carrying a mask. Not really much to be interested into then…

Then, why is Thor 2 such a disappointing, cruel and bad movie? Only because its final scene in London is certainly one of best scenes ever seen in a super-hero joint. Full of action, clear and fluid edition, fun, parallel stories which never stand against the complexity and decency of this great moment in cinema, and special effects which finally are made to serve the scenario (transitions between worlds are splendid) the end of The Dark World is a perfect proof of what the final Avengers’ (sigh…) sequence could have been, and obviously refers to it (see the multidimensional corridor between worlds in the sky). Finally, the audience gets into the film, then the final credits (and another stay-until-the-end useless Marvel transition scene) start. Such a mess.

So, watching a movie only because of its last third part is really not a good reason. This is what Thor 2 is, sadly. And this is what makes us more furious and irritated. Next.

Raphaël DUPREZ

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