Descend – Wither (2014, Inverse Records)

Descend – Wither (2014, Inverse Records)

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Remarquable album que ce ‘Wither’ des Suédois de Descend, et le mot est faible! Dès les premiers accords de ‘Confined by Evil’, l’alchimie prend totalement pour emmener l’auditeur de surprise en surprise, chose de plus en plus rare dans le monde du metal actuel, et du death metal mélodique en particulier.

Le groupe, loin de se contenter de répéter la formule idéale (riffs, vocaux hurlés, breaks, ponts, dans un désordre parfois laborieux chez certains), évolue lors de titres majoritairement longs de 8 minutes, voire plus ( ‘Sundown’, qui clôt l’album, frôle les 13 minutes). Les guitares sont tantôt heavy, tantôt progressives mais surtout claires et acoustiques lors de moments d’une intimité exceptionnelle dans un tel paysage musical. La batterie ne cherche jamais à s’éloigner du contexte et ne privilégie en rien les blasts furieux et la rapidité technique, renforçant le travail instrumental effectué par la section des cordes. Tonalités arabisantes côtoient ainsi de véritables hymnes guitaristiques rock avant de laisser la place à des plages plus contemplatives. Et ce qui semble avant tout impossible se révèle, la recette fonctionne à plein régime.

Les vocaux, soit criés, soit clairs, ne cherchent jamais à épater et sont étonnamment compréhensibles et articulés, ce qui évite le brouhaha parfois déagréable de pseudo-hurleurs du genre. Nima Farhadian L. montre qu’il est capable de chanter death, voire black, sans forcer mais avec une puissance qui paraît naturelle pour lui. Les 8 chansons du disque revêtent ainsi une valeur d’histoires successives, ce que leur longueur renforce intensément.

Un des grands albums (si ce n’est le meilleur) de ce début d’année dans le style; même si Descend surpasse cette simple assimilitation artistique et sociale.

Raphaël DUPREZ

The new album from Swedish band Descend is remarkable, really; even more than this! From the first bars of Confined by Evil, a complete alchemy happens and let the listener along with many more surprises, which are rare in the world of metal music, and melodic death metal in particular.

Descend’s music, far from using some kind of ideal formula (riffs, scream vocals, choruses, transitions, sometimes with disastrous results for many other bands), evolves in more than 8-minute songs, sometimes even longer (Sundown, the last track of the album, is close to 13 minutes). Guitars sometimes sound heavy, sometimes progressive but also admirably clear to create moments of moving and original intimacy through such an artistic landscape. Drums never are out of the context and do not perform useless furious blasts as much as technical speed, which makes the instrumental guitar work stronger. Oriental tunes mixed with true rock anthems then give way to more contemplative moments. And all that is seemingly impossible shines here, in full mode.

Vocals, either screamed or clean, never seek for a strong and soulless capacity and are admirably clear and well sung, which avoids the often bad habits of pseudo-howlers of the kind. Nima Farhadian L. thus proves that he is able to sing in both death and black registers, without managing to impress but with an inner tuning strength. The 8 tracks of Wither then sound like successive stories, a feeling deeply reinforced by their mutual length.

Wither is one of the greatest LPs (or the best one, indeed) of the beginning of 2014; even if Descend is very far away from this only artistic and social meaning.

Raphaël DUPREZ

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