Amputated – Dissect, Molest, Ingest (2014, Severed Records)

Amputated – Dissect, Molest, Ingest (2014, Severed Records)

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Ah, si la Reine Mère savait ce qu’il se passe derrière son dos en Angleterre… Car pendant que les députés planchent sur ses fastidieuses dépenses, de vilains chevelus font du bruit, beaucoup de bruit (pour rien? Pas si sûr…).

Troisième album pour Amputated et constat sans appel: « brutal », dans l’appellation « brutal death metal », prend ici tous son sens. Dès l’introduction (« Body of Work », également utilisée pour clore l’album) nous laissant entendre, sur fond de friture radiophonique, des extraits de reportages consécutifs à des meurtres, actes de cannibalisme, viols, bref tout ce qui fait le genre humain dans sa totale monstruosité, la débacle sonore s’annonce sauvage. Au cas où le doute serait encore présent après visionnage de la pochette du disque…

Le death metal d’Amputated est violent, très violent. Les blasts de batterie mitraillent, les guitares lourdes s’échappent de leurs camisoles et ne laissent aucune respiration (amateur de soli endiablés, passe ton chemin), les riffs sont autant de poignards ensanglantés dans le corps de l’auditeur. Mais l’ensemble est carré, dynamique, sans temps mort (si j’ose dire…), direct et diversifié sans partir dans des méandres incompréhensibles comme c’est parfois le cas dans ce style (certains groupes de death metal n’ayant pas encore compris que la limite entre leur musique et le « grindcore », bruit sans âme ni inspiration, était assez fine).

Mention spéciale au hurleur de service, Mark Gleed: ses vocaux, tantôt gutturaux puis immédiatement hurlés, sont intelligemment posés sur le terreau sonore du reste du groupe et s’assimilent parfaitement avec ce dernier. On évitera cependant de s’apesantir sur les textes, car entendre des histoires dignes de l’arrière-boutique d’un boucher psychopathe n’a pas grand-chose d’intéressant en soi.

Seul reproche à faire à ce disque pourtant très recommandable: le choix de ralentir le tempo sur certains titres (« Gorging on Putrid Discharge (Septic Felch, Wretched Belch) ») n’est pas forcément le bienvenu car il brise la dynamique de l’ensemble de cet album ô combien rapide et effréné. C’est cependant peu sur la globalité du nouvel effort du quatuor, petit bijou noir et sanguinolent.

Si après ça, vous ne devenez pas végétariens, c’est à n’y rien comprendre…

Raphaël DUPREZ

What if Queen Elizabeth II knew about what occurs behind her back in England?… Because while deputies are working on her private spendings, unpleasant hairy males play a really noisy music (for nothing? Don’t be so sure…).

Thus, here is Amputated’s third LP, and first thing which comes to mind is this: ‘brutal’, like in ‘brutal death metal’, has its true meaning on this album. From the instrumental intro (Body of Work, also ending the tracks) to the last part, radiophonic extracts of murder reports, acts of cannibalism, rapes, all that shows mankind in its total monstrosity, perfectly stand for what their music is all about: wildness and rage. As if one would still have any doubt after looking at the CD cover…

Amputated’s death metal is violent; I mean, really violent. Drum blasts sound like a machine-gun, heavy guitars are out of control never leave any chance to breathe (if anyone is looking for guitar solos, definitely not here), riffs sound like bloody daggers driven into each listener’s ears and body. But the album is meticulous, dynamic, and shows no dead time (if I may say so…), goes straight-to-the-point and complex, without travelling through useless attempts to sound only speed and noisy, as it is sometimes in this genre (few death metal bands, on the opposite, still do not understand what difference there is between their art and ‘grindcore’, this painful and going-nowhere kind of so-called music).

Also, congratulations to Amputated’s vocalist Mark Gleed: his vocals, sometimes guttural, sometimes howled, are smartly performed on the rest of the band’s wall of sound and perfectly fit to it. Nevertheless, one will not stop and read the lyrics, because hearing stories from the back-shop of a psychopath butcher’s store is not quite interesting (allthough perfect for this music, let us admit it).

One reproach could be made about this album, though: choosing to slow the tempo down on a few songs (Gorging one Putrid Discharge (Septic Felch, Wretched Belch)) is not really a good idea, as it kind of stops the dynamics of the whole LP, which is so much faster and unrestrained in the most part. It is however a tiny weakness considering the band’s new creation in its entirety, shining like a small black and bloody jewel to our eyes.

If, after listening to Dissect, Molest, Ingest, you don’t become a vegan, well, there is nothing we can do for you…

Raphaël DUPREZ

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