Snow Shark, Ancient Snow Beast (2011, USA, réalisé par Sam Qualiana)

Snow Shark, Ancient Snow Beast (2011, USA, réalisé par Sam Qualiana)

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Hasard, de visionnage, ce Snow Shark datant de 2011 arrive ici juste après Avalanche Sharks (cf. critique précédente). Et le premier constat est le suivant: ce film est l’opposé du précédent, tant par son abyssale nullité que par l’absence d’humour et de second degré qui faisaient la valeur des requins canadiens de 2013.

Tout commence par une équipe de trois scientifiques qui, en 1999, cherchent à comprendre la soudaine disparition de la faune dans un coin perdu de l’Amérique profonde (impossible à situer, bien entendu). Ils tombent donc nez-à-nez sur la fameuse bête, un prédateur capable de se déplacer dans la poudreuse, qui dévore deux des membres du trio et laisse croire que le troisième y est lui aussi resté (mais comme le scénariste, qui n’est autre que le réalisateur, souhaite surprendre, en fait non, il n’est pas mort mais a fait croire qu’il l’était pour pouvoir chasser l’animal, comme on le comprendra plus tard. Voilà, une partie de la surprise est révélée, vous pouvez retourner à une activité normale). 16 ans plus tard, dans le même bourg (qui doit compter en tout et pour tout 50 habitants, tous contents de jouer les acteurs ici), les attaques reprennent. Un cryptozoologiste à casquette et une biologiste sans cerveau s’allient à un chasseur de primes et au shériff du patelin pour enfin venir à bout de la menace.

Tout est dit, ou presque. Comme expliqué précédemment, les acteurs doivent être aussi perdus que le lieu de tournage tellement le film est mal interprété; même une classe de CM1 en représentation d’une pièce de théâtre joue mieux. On récite ici son texte à la virgule près, sans y croire et en exagérant la diction, mais c’est tellement ridicule que ça n’en est plus amusant. Au tableau d’honneur, citons cet échange entre deux jeunes commençant chacun leurs phrases par « dude! ».

La « chose filmique » est tournée au caméscope, sans éclairage autre que naturel, le montage est totalement aléatoire (comme ce dialogue entre deux acteurs pendant lequel un ciel bleu magnifique est visible derrière le premier alors que ce même ciel est gris et menaçant derrière le second, tandis qu’ils se trouvent à moins d’un mètre l’un de l’autre), le décor est risible (mention spéciale au papier peint assorti aux taies d’oreillers dans la chambre du shériff, ainsi qu’à la collection de cochons et figurines en céramique derrière ce même personnage lors d’un monologue se voulant poignant et dramatique; là aussi, échec total); et que dire des effets spéciaux? Le sang est majoritairement numérique, de même que le requin, sauf pour certains gros plans sur lesquels une maquette a été utilisée. Et elle est magnifique: du carton, un peu de papier mâché, de la peinture et les yeux d’une peluche de félin en guise de mirettes, et le tour est joué! Inutile d’en rajouter.

Comment vous faire gagner du temps? Ne regardez pas ce film, que l’auteur de ces lignes, qui doit être un peu masochiste, a subi jusqu’au bout. A la fin, le spectateur apprend qu’il n’y avait pas qu’un seul requin, mais plusieurs. A vrai dire, on s’en moque un peu, non?

Raphaël DUPREZ

Good or bad luck: this Snow Shark movie going comes right after Avalanche Sharks (see previous article). And the first problem is that this film is quite the opposite of the 2013-Canadian one, because of its lack of qualities, fun and guilty pleasure watching it. You have been warned…

It all starts with the story of three scientists who, back in 1999, try to understand why all animals tend to suddenly disappear from a lost and icy place in deep America (which cannot, of course, be located). They thus are confronted to the eponymous animal, a predator which can swim in the snow, and then devours two of the expedition members, letting us believe that the third one also died (but as the screenwriter, who also directs the film, likes twists, he tries to make us believe he is dead; but no, of course he is not dead and has been hiding for more than a decade to hunt the shark; thank you for telling us, now we can go back to normal). 16 years later, in the same lost village (where apparently there are only 50 inhabitants, who seem to be glad to play a role in this movie), the beast strikes again. A cryptozoologist with a ridiculous cap and a brainless biologist go for the big quest, with a pathetic bounty hunter and the town sheriff to end up the massacre.

And that is all, folks. As it was told before, actors seem to be as lost as the place they live in, considering how bad their performance is; even an 11th grade class could do better, without believing in it and exaggerating dialogues, but it is so ridiculous that it is not funny anymore. For instance, let’s talk about these two young people talking and introducing all of their lines with ‘dude!’.

This ‘film-thing’ looks technically amateur, all in natural light, and the movie is badly edited (proof: a dialogue between two actors while a splendid blue sky can be admired behind the first one and a gray and threatening one behind the other, while they are less than one meter far from one another), the set is really awful (special dedication to perfectly matching wallpaper and pillowcases in the sheriff’s bedroom, or the ugly collection of pigs and ceramic figures behind the same character while he is speaking a falsely sad and dramatic monologue; total failure); and what about the special effects? Computer-generated blood and shark, except for a few close-ups where a model was used. And it looks amazing, really: papier-mâché, painting and Teddy Bear eyes, and this is it! Do you want to know more, really?

Let us help you get some useful time: do not watch this movie (which means: do not do the same mistake I personaly did, in a kind of masochistic way). In the end, we understand that there was not only one shark, but several. Well, who cares anyway?

Raphaël DUPREZ

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