Exodia – Hellbringer (2014, auto-production)

Exodia – Hellbringer

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Second album pour ce groupe espagnol et un premier constat : leur trash metal est nerveux autant que maîtrisé. Les batteries sont carrées et techniquement parfaites, les breaks et prouesses rythmiques de Toni Camarero laissent exsangue. Ce sur quoi les guitares, tranchantes au possible, s’accordent totalement. Riffs parfaits, soli omniprésents et rapides ; l’ensemble laisse à penser que les musiciens se sont admirablement bien trouvés et prennent un plaisir non dissimulé à jouer, ce qui se communique sans aucune difficulté. Autre argument de poids : les titres font entre 4 et 5 minutes, ce qui est une prouesse dans un style dont les morceaux ont habituellement une longueur de 3 minutes en moyenne. Et l’ennui ne se fait pas entendre une seule seconde tant les variations s’enchaînent frénétiquement.

Cependant, là où le groupe gagne en technicité et violence musicale, il le perd sur deux points pourtant d’une importance capitale. Le premier, et sans aucun doute le plus gênant, concerne les vocaux : Amando Milla, essayant de se poser en digne successeur de Rob Halford (Judas Priest) et Brian Johnson (AC/DC) avec une pointe de Tom Araya (Slayer) et Zach de la Rocha (Rage Against The Machine), parvient à peine à ressembler à autre chose qu’un simili-hurleur. La voix est forcée sans être claire, se veut énergique alors qu’elle n’est qu’un pâle reflet sans âme de ses influences. Quitte à crier, autant le faire avec plus de conviction. De même, les « chœurs » imposant des refrains et incantations repris par le public lassent rapidement dès le premier titre et donnent un côté « riot rebel» qu’il aurait mieux valu abandonner dès le départ, tant cela nuit à la qualité musicale de l’album.

D’autre part, le trash metal d’Exodia sonne extrêmement daté ; les titres se ressemblent dans leurs structures (ce qui donne l’impression d’entendre la même chanson avec des accords différents) et ne se démarquent jamais des glorieuses années 80. ‘Hellbringer’ semble venir d’un autre âge, avec une production pourtant actuelle ; un décalage qui dérange plus qu’il ne motive à un revival de cette époque bénie.

Au final, le disque plaira aux nostalgiques de grosses guitares de la fin du siècle dernier et difficilement aux auditeurs en quête de nouvelles surprises du genre. Mais le groupe reste prometteur, s’il parvient à corriger ses anachronismes et défauts vocaux. A surveiller donc.

Raphaël DUPREZ

http://www.metal-archives.com/bands/Exodia/3540322879#band_tab_discography

Second album for this Spanish band; and, immediately, a first thought comes to mind: their trash metal music is as nervous as perfectly controlled. Drums are clean and technically perfect, Toni Camarero’s rhythmic urge leaves the listener totally bloodless. Guitars, as sharp as possible, completely fit with the structure. Soli are ominous and fast; such a global unity allows us to think that the musicians were admirably well together and taking a non-dissimulated pleasure to play, which is easily shared. Another huge argument about Hellbringer: songs are around 4 or 5 minutes long, which is amazing in a musical genre in which they are originally 3 minutes max. long. And every second is filled with full vibes and anger, keeping a musical entity of its own even when the sound changes.

However, while the band is technically perfect and violent enough, the album shows a cruel dilemma which can be explained with two different facts. First one, undoubtlessly, is due to vocals: Amando Milla tries to show how much he owes to metal singers such as Rob Halford (Judas Priest), Brian Johnson (AC/DC), Tom Araya (Slayer) and Zach de la Rocha (Rage Against The Machine), but hardly manages to sound like anything but a copy of these famous howlers. Vocals sound wrong and show no real identity, sometimes rough but without a real meaning. As shouting is necessary, better do it with more conviction. In the same way,  imposed choruses and regular calls to the public can be heard from the first song to the last one, giving a “riot rebel” mood which should have been given up right from the start, as it obviously weakens the musical quality of the album.

On the other hand, Exodia’s trash metal sounds too old-school; songs all look the same in their structures (giving the feeling to hear the same song again and again) and never try to experiment something more than a homage to the 80’s. Hellbringer seems to come from another time, another space, though it is produced with actual production tools; this very difference is quite disturbing more than justifying a revival of this blessed period in the metal history.

So, this album will surely fancy fans who are in need of razor-shaped guitars reminding them of the end of the last century and, in a harder way, people in need of new and surprising tones in the genre. But the band is full of huge promises, if they decide to deal with this vocal anachronisms and details. Let’s keep an eye on them, shall we?

Raphaël DUPREZ

http://www.metal-archives.com/bands/Exodia/3540322879#band_tab_discography

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